Il faut une loi d'urgence pour des forêts vivantes !

Campagne lancée par
Pour stopper les coupes rases, les monocultures d'arbres, les projets industriels écocidaires, il faut agir ! 

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Le changement climatique accélère et pourtant... les forêts françaises – réservoirs de biodiversité, sources d’eau potable, puits de carbone, régulatrices des températures, garantes de la qualité de vie des citoyen·nes – sont transformées en gisements de bois pour satisfaire des industriels soumis à des logiques productivistes.

L'État finance la sylviculture industrielle ainsi que des projets inutiles et dangereux : la forêt subit. 
👉 En pleine crise écologique, l’État continue de subventionner les pratiques qui provoquent l’effondrement des écosystèmes forestiers, réchauffent le climat et détruisent des paysages que nous chérissons tou·tes. 
👉 L’État encourage l'implantation de complexes industriels et va jusqu'à financer une méga usine de "bio"-kérosène mobilisant la biomasse forestière, pour faire voler des avions. 
C'est pourquoi nous demandons l'abandon des projets industriels écocidaires, la généralisation d'une sylviculture douce, préservant un couvert continu d'arbres diversifiés en âges et en essences : une vraie politique publique forestière, au service du vivant, pas du marché ! 
✅ NOUS EXIGEONS : 
  • L'arrêt des aides de l’État à des projets et des usines qui contribuent à la destruction des forêts et des réserves de biodiversité ; 
  • La réorientation de ces aides vers le choix essentiel de la régénération naturelle ; 
  • L'abandon des projets d'usines écocides utilisant la biomasse forestière, tels l'usine E-CHO de « bio »-carburants à Lacq (500 000 tonnes de bois par an), l'usine Biochar à Garlin (120 000 t/an), Biosyl usine à granulés de bois de feuillus à Guéret (130 000 t/an), ainsi que de la centrale électrique de Gardanne (450 000 t/an), des méga projets industriels tels qu’Orpinia (1 million t/an), Scierie SIAT (1 millions t/an), Hynovera (182 500 t/an) ; 
  • La reconnaissance de la personnalité juridique pour les forêts afin de défendre leur préservation ; 
  • L'augmentation significative des moyens ‒ en budget et en personnel – des services publics nationaux et territoriaux chargés de la protection de la forêt (ONF, CNPF, OFB, DDT, etc.) ; 
  • L’inscription dans la future loi sur la gestion forestière des revendications suivantes, basées, entre autres, sur deux propositions de lois de la précédente législature : 
1️⃣ Une réorientation de la politique forestière afin de favoriser une sylviculture mélangée à couvert continu et de l'établir comme mode de gestion forestière, maintenir et développer un tissu de PME locales de la filière bois (bûcheronnage, débardage et scieries, transformations du bois à plus forte valeur ajoutée), assorti d'objectifs à atteindre ;

2️⃣ L’interdiction de cumuler la fonction de conseil en gestion forestière avec celles de marchand de bois et de travaux forestiers ;

3️⃣ L’encadrement strict des coupes rases, limitées à 0,5 ha pour les forêts de feuillus ou pour les forêts mélangées et à 2 ha pour les résineux. L'interdiction totale de ces coupes rases dans les zones protégées, les zones Natura 2000, les PNR, les zones humides et sur les pentes à plus de 30 %. Faire figurer la définition d’une coupe rase dans le code forestier ;

4️⃣ L’interdiction du dessouchage et de la récolte d'arbres d'un diamètre inférieur à 7 cm, pour favoriser la préservation des sols forestiers ;

5️⃣ La transparence des données environnementales, des plans simples de gestion (PSG) et des déclarations de travaux forestiers ; 

6️⃣ Le renforcement du droit de préemption des communes et de l’État pour l’achat de forêts privées mises à la vente. 
Il est temps de prendre conscience de la gravité de la situation. Une loi pourrait être votée prochainement. C’est maintenant que votre signature pèsera en faveur d’une loi forêt ambitieuse.

NON

à l'exploitation des espaces forestiers pour la fabrication de bio-kérosène


L’Aéroport de Bordeaux fera-t-il

 

disparaître nos forêts ? 
Souvent présenté comme la solution miracle pour décarboner le secteur de l’aviation, le “bio-kérosène” n’a malheureusement de bio que le nom. Derrière le label “bio” se cachent diverses techniques de production industrielles énergivores et très consommatrices de bois. Des procédés incompatibles avec la protection des forêts (la préservation des puits de carbone) et de la biodiversité.
Le projet E -CHO, porté à Lacq (64) par l’entreprise lyonnaise Elyse Energy, illustre ce greenwashing : il prévoit de brûler des arbres pour faire voler des avions , sans réduire significativement les émissions de CO₂.
Pire encore, ce projet pilote pourrait ouvrir la voie à une généralisation de ces pratiques en France, menaçant encore les forêts et leur capacité à stocker du carbone. 
L'aéroport de Bordeaux-Mérignac, partenaire officiel du projet E-CHO, futur client affiché, sera aussi distributeur de son bio-kérozène aux compagnies aériennes. Au lendemain de la COP30, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac a les clés pour stopper cette aberration et faire un pas dans le bon sens. 
C’est la raison pour laquelle, mardi 25 novembre, nous avons lancé un appel citoyen pour interpeller massivement l’Aéroport de Bordeaux. Cette mobilisation est co-organisée par le collectif Forêts Vivantes Pyrénées regroupant 73 organisations, ainsi que Greenpeace, Greenvoice, Canopée, SOS Forêts, Rester sur Terre, le GNSA, Attac 33, Réseau Forêt Limousine, Extinction Rebellion Bordeaux, TACA et des riverains de l’aéroport. Notre demande est simple : Bordeaux -Mérignac doit rompre son partenariat avec Elyse Energy et s’engager publiquement à ne pas utiliser de carburant à base de biomasse forestière.
Nous faisons collectivement face à un choix de société : préserver les forêts ou les transformer en carburant. Aujourd’hui, l'aéroport de Bordeaux doit choisir. 

Depuis le lancement de l’opération, une pluie de commentaires sur les réseaux sociaux, d’emails et d’appels interpellent l’aéroport, preuve de l’inquiétude et de l’indignation partagées par les citoyens.

 

Cette mobilisation vise à obtenir une prise de position ferme de l’aéroport, alors que l’opposition territoriale au projet E-CHO se fait de plus en plus entendre : manifestation rassemblant plus de 1500 personnes, motions d’opposition au projet votées par les conseils municipaux dans le Pays Basque, les Landes, le Béarn et au-delà.
Transformer des arbres en carburant pour avions : c’est l’idée derrière E-CHO, le projet d’Elyse Energy. S’il voit le jour, ce projet nécessitera des quantités énormes de bois, au détriment de nos forêts, de la biodiversité et du climat. Sous couvert d’énergie “verte”, c’est une filière massivement destructrice qui cherche à émerger sans réellement décarboner l’aviation.
Les organisations membres de SOS Forêt France sont mobilisées autour de Forêts Vivantes Pyrénées pour empêcher ce désastre.
L’aéroport de Bordeaux, principal client du projet E-CHO, a aujourd’hui le choix : s’engager à ne pas utiliser de kérosène produit à partir de biomasse forestière, ou cautionner un modèle mortifère pour remplir les réservoirs.

Nous avons besoin de vous
pour que l'aéroport de Bordeaux
fasse le bon choix...

 

🚨 Agissez sur les réseaux sociaux !

 
👉 Interpellez directement l'aéroport de Bordeaux en commentant toutes ses publications. Cliquez sur les liens vers ses différents réseaux sociaux :
 
Exemples de commentaires à copier-coller :
   
« Nos forêts ne sont pas du carburant ! Aéroport de Bordeaux, engagez-vous publiquement à ne jamais utiliser de kérozène issu de biomasse forestière ! »
« E-CHO ment ! L’avion vert met nos forêts dans le rouge ! Aéroport de Bordeaux, engagez-vous publiquement à ne jamais utiliser de kérozène issu de biomasse forestière ! »

📢 Contactez directement l’aéroport !

 
👉 Cliquez sur ce lien pour accéder au formulaire en ligne du site de l'aéroport
Choisissez au hasard les options “Type de demande” et “Thématique” pour que le message circule à un maximum de services internes.
Exemple de message à copier-coller :
   
Bonjour,
Je vous écris en tant que citoyen·ne préoccupé·e par le projet E-CHO d’Elyse Energy, qui prévoit de produire du “bio-kérozène” à partir de la biomasse forestière.
Ce carburant, présenté comme durable, impliquerait une exploitation massive des forêts, au détriment de la biodiversité et du climat.
Nos territoires ont déjà exprimé un refus clair : manifestations citoyennes, mobilisations associatives, motions votées par de nombreuses collectivités locales.
L’aéroport de Bordeaux est cité comme futur client de ce projet. Aujourd’hui, vous avez l’opportunité de montrer l’exemple en vous engageant publiquement à ne pas utiliser de carburant issu de la biomasse forestière.
Je vous demande donc de prendre position clairement et rapidement sur ce sujet.
Cordialement,
[Prénom Nom]
👉 Par téléphone : 05 56 34 50 50 (tous les jours 9h–17h)
 
Exemple d’entrée en matière :
   
Bonjour, l’aéroport de Bordeaux est cité par Elyse Energy comme premier client visé pour leur projet de bio-kérozène E-CHO. Je vous appelle pour demander à ce que l’aéroport de Bordeaux s’engage publiquement à ne jamais utiliser de kérozène issu de la biomasse forestière. Pouvez-vous s’il-vous-plaît transmettre ce message à votre direction ?
👉 Par courrier
   
Aéroport de Bordeaux-Mérignac
Cedex 40
33700 Mérignac

La contestation grandit et Elyse Energy s’affole !

En mars de cette année, le Pays Basque a voté une motion contre le projet. En mai, plus d’une centaine de citoyen·nes activistes sont allés à vélo de Pau à Mourenx, site prévu du projet. En juin, plus de 1500 personnes ont manifesté à Pau pour des forêts vivantes.
Depuis, de nombreuses autres collectivités locales ont suivi le mouvement, dans les Landes, dans le Béarn et à travers toute la Nouvelle-Aquitaine, votant des motions s’opposant à E-CHO.
Le 1er septembre, Elyse Energy a unilatéralement annulé le forum public prévu dans le cadre de la consultation pilotée par la Commission nationale du débat public, trahissant son inquiétude, son impréparation et son refus du dialogue. C'est le signe que la mobilisation locale porte ses fruits. Mais pour faire tomber le projet E-CHO, soutenu par l'État, la mobilisation doit être nationale. Nous comptons sur vous !
Ensemble, sauvons nos forêts, faisons tomber ce projet absurde !
foretsvivantes-pyrenees.fr/presse-dossiers-et-communiques
https://foretsvivantes-pyrenees.fr/aeroport-bordeaux/

L'entreprise ALLIANCE FORÊTS BOIS
Proche de chez nous,
agit dans la Creuse.
L'association CANOPÉE :
À Mourioux-Vieilleville dans la Creuse, une coupe rase d’Alliance Forêts Bois de 6,4 hectares de forêt était prévue, en plein territoire du petit rhinolophe, une chauve-souris protégée.

 

Mais pour une fois, on a eu l’information avant le début des travaux, et on a eu le temps de dresser un inventaire naturaliste qui a repéré 12 espèces de chauve-souris protégées différentes !
Cette fois-ci, c’en est trop, nous sommes partis sur place pour tenter d’arrêter les travaux.  
Mais vous vous imaginez bien qu’on ne peut pas faire cela dans toutes les forêts françaises.
Ce qu’il nous faut,
c’est une grande loi forêt
qui protège enfin nos écosystèmes,
et ça tombe bien, un projet de loi est en
discussion à l'Assemblée nationale

Association ADRYADES

 

Le Bassin du Ciron

 

L'univers du Vison d'Amérique et de la Genette.

 

Au-delà des ripisylves couloirs, 

la Monoculture Industrielle du Pin Maritime

doit s'éloigner, s'éloigner, s'éloigner....

 

https://www.youtube.com/watch?v=93uERkzKSSI&t=19s

https://www.youtube.com/watch?v=W8xzdT89P9Q&t=7s


En août 2022, des citoyens et les organisateurs de la 45eme Hestejada de Las Arts d'Uzeste ont initié un débat sur la forêt.

Un groupe de citoyens c'est alors constitué, le COLLECTIF FORÊT VIVANTE SUD-GIRONDE

 


Courant 2022 et 2023 le Collectif Forêt Vivante Sud-Gironde a dénoncé plusieurs fois des coupes rases sur des parcelles de feuillus réalisées dans le Bazadais. Ces actions sont relayées par la presse écrite, Sud-Ouest et Le Parisien.

 

SOURCE :

Article de Klervi Le Cozic dans Le Parsien du 16 MARS 2023

SOURCE :

Article de Jérome Jamet dans Le Sud-Ouest du 12 MARS 2023

 

sud-ouest
sud-ouest

SOURCE :

Article d'Arnaud Dejeans dans Le Sud-Ouest du 8 février 2023

 

SOURCE :

Article de Jean Rémond dans l'Humanité